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2ème partie : La vieille ville :

Toute la fraîcheur des produits de Provence et leur saveur incomparable sont rassemblés tout au long de cette artère piétonnière qui dégringole vers le port.

La descente du cours Lafayette un matin de marché, avec ses senteurs d'épices qui vous sautent si délicieusement aux narines, est toujours un enchantement.Les parfums de la Provence se mêlent aux parfums de l'Orient, de l'Afrique du Nord.

La fontaine du Dauphin

Les couleurs, les odeurs, les commerçants qui vantent leur produit avé l'assent, c'est vraiment du grand spectacle de rue.

De la boutique du Café Magali (toujours là) s'exhalait une merveilleuse odeur de café moulu et grillé qui vous mettait l'eau à la bouche. Coup d'oeil sur la fontaine du Dauphin( photo ci-dessus à droite ) au coin de la rue Paul Lendrin qu'on appelle toujours le Petit Cours Lafayette puis l'on poursuit sa promenade jusqu'au musée du vieux Toulon qui vaut vraiment un détour.

Tout en bas, le magasin Castel-Chabre (hélas disparu) était une véritable institution, il était plus que centenaire puisque  créé en 1894; dans la rue à droite un regard sur la cathédrale Ste-Marie et son campanile, enfin, on arrive sur la place Louis Blanc.

La très belle église St-François de Paule vous invite à venir méditer un moment dans la fraîche pénombre de ses voûtes et pourquoi faire une petite prière. Sainte Rita attend ici les prières pour les causes désespérées.

 

J'aime déambuler à la recherche de mes souvenirs de ma jeunesse de collégien sur le boulevard de Strasbourg en jetant au passage un regard attendri au lycée  Peiresc ( photo ci-contre à gauche) puis emprunter le cours Lafayette et son dédale de petites rues adjacentes ( la rue Garibaldi et la Porte d'Italie sont des lieux que j'aime particulièrement)

La promenade aboutit toujours sur le carré du port où je respire l'air marin (moins iodé que celui de Bretagne certes) et m'enivre d'une grande goulée de ciel bleu et de soleil; ces couleurs me font penser à l'azur et à l'or, les couleurs si bien choisies du blason de Toulon.

 

Tel Cuverville, le Génie de la mer avec son bras tendu vers le large ( et son postérieur vers la ville d'où son patronyme), je contemple le port, ses bateaux, la mer d'un bleu outremer, un peu ébloui par le soleil qui inonde généreusement le Quai Stalingrad (l'ancien quai Cronstadt )

Au bord du quai, comme bercés par le clapotis des vagues, les innombrables bateaux de plaisance et les petits bateaux de pêche se dandinent doucement .

On dirait qu'avides d'horizons lointains, ils piaffent d'impatience. Instant rare de sérénité qui laisse des souvenirs impérissables, ceux-là même qu'on garde dans un coin de sa tête une fois revenu dans sa pluvieuse et morne région normande.

Hélas le Jean Bart n'est plus là, cet immense cuirassé de 300 m avec ses tourelles armées d'énormes canons de 380 mm, faisait autrefois partie intégrante du port.

C'était un but de visite incontournable pour les vedettes qui font découvrir la rade aux touristes. Parti à la ferraille le majestueux Jean Bart, quel dommage et quel gâchis !!!                 ( clic pour agrandir)

Face au port, une barre de béton hideuse au doux nom de "la frontale du port" (mais surnommée le bunker par les Toulonnais) occupe tout le front de mer,  héritage de la reconstruction d'après-guerre, elle est le prototype  du degré zéro de l'architecture. Quel dommage d'avoir ainsi "salopé"  une si belle vue. On doit cette "chose immonde" à l'architecte parisien Jean de Mailly.

Les commentaires de l'époque sont élogieux :"Grâce aux propositions novatrices émises par de Mailly et Mikélian, la ville de Toulon est considérée dans les années 1950 comme "un modèle de réussite urbaine et architecturale."        ( clic pour agrandir)

En 1951, au Salon des arts ménagers, vitrine nationale des innovations techniques, dans le cadre de l'exposition sur l'habitation organisée par le M.R.U ( Ministère de la Reconstruction Urbaine), Toulon s'affiche comme la réalisation phare. Tous les goûts sont dans la nature mais les toulonnais ont dans leur immense majorité rejeté ce type d'architecture.

Malgré tous les outrages du temps, toutes les verrues qui lui ont poussé dessus, toute cette laideur affligeante qu'on lui a fait subir, il reste toujours quelques petits endroits magiques car encore préservés et ceux-là, j'espère qu'ils resteront à jamais ainsi.  

Autre endroit très agréable qui a un charme fou:  la place Puget, en haut de la rue d'Alger. C''est comme la place d'un village avec ses cafés à l'ombre des vieux platanes.

Cette place doit son principal attrait à l'étonnante fontaine où le végétal le dispute au minéral : la Fontaine des Trois Dauphins, réalisée par l'architecte Toscat en 1782. Une abondante végétation a envahi peu à peu l'édifice.

Un figuier surplombe même les dauphins sculptés qui émergent au milieu d'une rocaille moussue. C'est une oasis au coeur de la vieille ville.

Oui vraiment ! Toulon, ou on adore ou on déteste ! La demi-mesure est impossible pour juger cette ville. 

Pour moi Toulon est lointaine par la distance mais toujours très présente dans mon coeur, je ne pourrais jamais l'oublier.  Moi, je crois que je l'aime encore un peu malgré tout ...La preuve, c'est que je n'ai pas pu m'empêcher de créer ces quelques pages pour lui rendre hommage.

 © Roland Le Corff 2003 version du 01/12/2016